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ASBH - FCG : Invité d'honneur Jean-Michel Bagnaud

Après des passages à Cahors et à Toulon, Jean-Michel Bagnaud a posé ses valises dans l’Hérault à l’été 1981. Il restera neuf saisons. Avec deux titres à son palmarès (1983 et 1984), le troisième ligne se dévoile…

 

 

Quel est le joueur le plus fort avec lequel vous avez joué ?

C’est une question délicate ! J’ai joué avec beaucoup de bons joueurs, par exemple Jérôme Galion à Toulon, donc en ressortir un est difficile. Les qualités d’un trois-quart et celles d’un avant étant foncièrement différentes, c’est compliqué d’en prendre plus un que l’autre. Je dirai simplement que Pierre Lacans était le plus fort d’entre tous. Il avait une dimension qui dépassait le cadre de. Béziers. C’était un joueur de rugby complet, il pouvait évoluer aussi bien derrière que devant. Il jouait troisième ligne, mais il avait les facultés pour évoluer au centre.

 

Quel est le joueur le plus fort que vous avez affronté ?

Il y a tellement de joueurs avec lesquels nous nous sommes tirés la bourre que là encore, il est difficile d’en mettre un avant. Je parlerai plus facilement d’un groupe que d’un individu en particulier. Quand on joue, on se bat contre une équipe, alors évidemment il faut arriver à prendre l’ascendant sur son vis-à-vis mais malgré tout, le match se joue contre l’équipe adverse. Quand je suis arrivé à Béziers, les rencontres contre le Stade Toulousain étaient toujours compliquées. C’est d’ailleurs l’époque à partir de laquelle le club a commencé à émerger. Les affrontements avec le Racing et Toulon étaient aussi marquants, mais aussi Agen, qui était une équipe pétrie de qualités.

 

Quel est le joueur le plus pénible contre lequel vous avez joué ?

Moi (rires) ! Tous les joueurs, quels qu’ils soient ont des jours où ils sont meilleurs que d’autres. Ce n’est pas une science exacte. J’ai bien rencontré des joueurs qui s’accrochaient mais quand on arrive à un certain niveau, on ne baisse pas les armes comme ça. Un en particulier ? Je dirai Pierre Berbizier. Il parlait aux arbitres tout le temps, il fallait le surveiller comme le lait sur le feu, il jouait les coups rapidement… Pénible au jeu, coquin !

 

Quel joueur était le plus drôle ?

A l’époque on se chambrait, cela faisait partie du jeu. Jean-Claude Rossignol qui jouait au CA Brive était un joueur rugueux, mais faisait beaucoup d’esprit ! Sur le terrain ce n’était pas un marrant, mais Il jouait avec les mots, la vanne… Il avait le chambrage facile.

 

Le plus fou ?

Dans le même cas de figure que Philippe Chamayou à l’ASB qui pouvait s’entraîner pendant des heures, il y avait Jean-François Tordo. C’était un gros physique, une énorme préparation, il s’entraînait comme un fou et en plus, il n’avait peur de rien !

 

Citez-moi un joueur insupportable ?

Gilbert Brunat qui évoluait au FC Grenoble. Il était pénible et insupportable ! On se chamaillait très souvent…

 

La plus grosse colère à laquelle vous avez assisté ?

Entre joueurs, il arrivait qu’on se disent les choses, notamment quand on étaient passés à côté de la plaque. De temps à autre, nous devions nous remettre en question, alors et on se disaient les quatre vérités !

 

La plus grosse engueulade dans un vestiaire ?

Il n’y avait pas véritablement d’engueulade. On te disait ou moi-même je reprenais un joueur pour lui dire certaines choses, c’était dans l’excitation du match et donc sur un ton plus élevé mais moi je n’appelle pas cela une engueulade.

 

La troisième mi-temps la plus folle ?

Il y en a eu tellement (rires) ! Les souvenirs les plus délirants si je me souviens bien c’était lors des stages d’oxygénation à la montagne. Ces stages-là servaient surtout à ressouder le groupe, nous avons eu fait des troisièmes mi-temps mémorables. Le niveau était bon !

 

Votre plus grand regret ?

Ce sont mes dernières années à Béziers, après la mort de Pierre. Il y a eu quelques années de flottement, je pense que nous aurions pu faire mieux que cela. Je ne dis pas être champion comme à l’époque mais au moins dans les tous premiers. Il y a eu des choix qui ont déstabilisé le groupe et je n’ai pas très bien vécu cette période. La disparition de Pierre a été un vide, et rugbystiquement nous nous sommes perdus.

 

Quelle est l’anecdote que vous n’avez jamais osé raconter ?

Quand je jouais à Toulon, à l’époque nous effectuions souvent les déplacements en train. J’ai le souvenir d’un déplacement au Pays Basque, nous étions partis avec le train de nuit et nous devions rentrer le dimanche soir. Au retour, à Narbonne un changement de train s’imposait. Il y avait toujours un battement de trente à quarante-cinq minutes… Nous avions l’habitude d’aller nous restaurer au buffet de la gare et rapidement, nous remontions dans le train. Certains (ils étaient trois ou quatre) s’étaient attardés au buffet… Alors que le train se remettait en marche, et que nous étions remontés, nous leur faisions des signes de la main depuis les fenêtres, une sorte d’au revoir ! Les copains qui étaient restés sur le quai croyaient que nous rigolions alors eux aussi faisaient des signes de la main… Le train est parti et ils sont rentrés en taxi à Toulon ! (rires)

 

De gauche à droite : Jean-Michel Bagnaud, Jean-Marc Cordier, Michel Fabre (tous trois joueurs lors de la saison 1985-1986), Thibauld Suchier, Wesley Douglas, Jamie Hagan

Crédit photo : DR

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