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Un prince du Brennus à l'honneur : Jean-Marc Cordier

 

Avec quatre boucliers de Brennus à son palmarès et son franc parlé, Jean-Marc Cordier demeure une figure emblématique du « Grand Béziers ». A l’aube de l’année 2021, le natif de Thionville revient avec nous sur les moments forts qui ont marqué sa carrière, notamment sous les couleurs « Rouge et Bleu »

 

 

Quel est le joueur le plus fort avec lequel vous avez joué ?

Sans aucun doute Olivier Saïsset ! Quand je suis arrivé en junior, j’ai joué un peu partout, mais mon poste de prédilection restait en troisième ligne. Celui avec lequel j’ai joué et qui m’a le plus apporté c’est Olivier ! Il était un joueur international et surtout il savait fout faire. Courir, plaquer, sauter, un vrai meneur d’hommes. Il était impressionnant. J’ai même été ravi de le voir prendre la direction de l’équipe en tant qu’entraineur. Il va être à l’origine de mon premier titre de champion de France ! Olivier a été très exigeant avec nous (Pierre Lacans). Il souhaitait que nous intégrions rapidement l’équipe première et il ne nous a fait aucun cadeau. Après certains entrainements, il me demandait même de rester pour me faire travailler car il estimait que je n’avais pas fait une bonne séance. Sur les entrainements, Olivier était un grand pédagogue, il était toujours très précis dans ce qu’il attendait de ses joueurs. Il savait également prendre le temps d’écouter. Il y a eu toujours un lien particulier entre nous.

 

Le plus fort que vous avez affronté ?

Techniquement, deux joueurs m’ont vraiment impressionné. C’étaient deux joueurs qui évoluaient sur les lignes arrières, le narbonnais Didier Codorniou et l’agenais Philippe Sella. Quand ils jouaient en face cela devenait compliqué car on ne savait jamais ce qu’ils allaient faire. Didier pouvait faire un cadrage débordement dans une ‘cabine téléphonique’, et Philippe était un joueur gaillard, percutant et difficile à appréhender. Bien évidemment, au niveau des avants, il y avait des joueurs forts impressionnants, mais derrière, Codorniou et Sella étaient au-dessus du lot. 

 

Le plus pénible contre lequel vous avez joué ?

Je n’ai pas le souvenir d’un joueur en particulier ou de chamailleries quelconques. Quand les adversaires osaient chambrer, ils le faisaient toujours à domicile… Mais il y avait toujours un match retour ou une occasion de s’affronter à nouveau !

 

Le plus drôle ?

Laurent Pardo, un trois-quart qui a notamment joué au Racing. Nous étions ensemble au Bataillon de Joinville. Un boutentrain ! Sur le terrain, il déconnait tout le temps. Il s’approchait pour discuter, parler de tout et de rien, donner une petite claque, il ne s’arrêtait jamais. Il était comme ça au quotidien !

 

La plus grosse colère à laquelle vous avez assisté ?

Il s’agit peut-être de la première défaite que j’ai connu lors des phases finales en 1978-1979. C’était une rencontre contre le stade bagnérais en huitième de finale (6-9). Nous avons déjoué, et moi particulièrement. Je n’étais pas dans le match ! C’est ma plus grosse colère. Après la vie d’un vestiaire est faite de haut et de bas et notamment après une défaite, la suite logique est de s’allumer !

 

La plus grosse engueulade dans un vestiaire ?

Il n’y avait pas d’engueulade. Nous réglions nos différents au ‘tronche à tronche’ et c’était terminé. Si quelqu’un avait quelque chose à dire, il le faisait dans le vestiaire ou lors de la troisième mi-temps autour d’un verre et c’était terminé. 

 

La troisième mi-temps la plus folle ?

Ah… Alors là, il y en a eu quelques-unes ! Je parle de ma génération, il y avait une bonne entente au sein du groupe. Il y avait les anciens (Paco, Palmié, Vaquerin, Martin…) et les jeunes (Bagnaud, Lacans, Escande…) et je peux vous dire que les soirées étaient mémorables. Après une tournée au « Mondial », nous allions chez Philippe Vachier, puis chez le grand Estève… Et nous rentrions quand nous rentrions ! Les plus belles restent les après finales. Quand vous êtes champions de France, c’est marquant. A Paris, les soirées étaient belles, nous finissions à pas d’heure « au pied de cochon » et nous ne touchions pas terre pendant trois jours à Béziers ! C’était la tournée des bars… Nous voulions faire plaisir à tout le monde, Diego à Nissan, Jean-Paul Wolf à Montblanc, mais aussi à Boujan, Vendres et les villages des alentours où étaient tous nos supporteurs.

 

Votre plus grand regret ?

J’aurais bien aimé être international ! Mais un fait marquant m’a empêché de revêtir la tunique bleue. J’ai « emplâtré » Jacques Fouroux ! Nous avons réglé nos comptes ensuite par presse interposé… Je suis content de la carrière que j’ai eu et des titres gagnés. J’ai eu l’occasion d’être sélectionné chez les Barbarians mais je reconnais que si j’ai été un peu plus psychologue ou si j’avais signé à Agen, je sais que j’aurais pu intégrer l’équipe de France ! Nous étions Champions de France avec Béziers, la compensation était là !

 

Que représente pour vous le Bouclier de Brennus ?

Oh (silence). Il faut savoir que je ne suis pas originaire de la région. Je viens de l’est de la France et il n’y avait pas cette culture rugby, comme elle peut exister ici. Un boucler, c’est d’abord beaucoup de travail, mais aussi de l’écoute de la part d’Olivier Saïsset et des autres. Cabrol parlait beaucoup, Cantoni et Martin également. C’étaient des hommes qui avaient une bonne communication et qui aimaient transmettre. 

 

Le moment le plus embarrassant ?

Partir de Béziers pour Montpellier a été gênant pour moi. Le projet de jeu que l’entraineur voulait mettre en place ne correspondait pas à ce que j’attendais. Alors que j’étais capitaine, je n’avais pas non plus de complicité avec lui. Je me sentais un peu seul… Embarrassé car j’avais fait toute ma formation ici et j’avais été champion de France. Il faut savoir que la mort de Pierre Lacans avait été également un moment charnière, tout comme les nombreux joueurs ont quitté le club.

 

Le plus cocasse ?

Lors d’un match, Jean-Michel Bagnaud me casse le nez ! Alors que ce dernier croit taper sur un joueur adverse (un narbonnais) qui le retient par le maillot, il se retourne m’assène un coup et me fracture le nez. Derrière je le vois rigoler ! Aujourd’hui encore, cette histoire nous amuse beaucoup. 

Une autre. Lors d’une finale, Martinez est en retard sur le ballon. Pour se rattraper il frappe un grand coup de pied dans ce dernier et je prends celui-ci en pleine figure, ce qui déclencha un fou rire chez lui, malgré l’enjeu du match.

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